L'appel de Bayrou aux socialistes...
...n'a été vu que par certains médias appartenant à des proches du parti dirigeant... comme d'habitude !
Jugez-en par vous-mêmes, voici l'extrait concerné du discours de François Bayrou à la 1ère université d'été du Mouvement Démocrate.
"Le jour où la question sera celle de l'alternance, le jour où la question de l'alternance deviendra ou sera à l'ordre du jour, ce jour-là, la question sera celle de l'efficacité. Toute victoire électorale suppose des rassemblements et le rassemblement suppose -je dis cela à la cantonade mais peut-être certains y reconnaîtront-ils un message pour eux- d'accepter la différence. Non pas de rechercher l'alignement, l'indépendance ou la soumission, mais d'accepter la différence et, s'il le faut, la concurrence.
Ceci est la condition pour des rassemblements nécessaires le jour où la question qui se pose est celle de la majorité.
Je veux vous dire ceci et on l'a bien vu dans le magnifique moment que l'on a vécu hier soir avec Fred Vargas et Patrick Mosconi et je sais que cela représente un effort : Jusqu'à maintenant, la règle en France, c'est de ne parler qu'avec les gens qui sont d'accord avec vous. Or nous avons montré tout au long de ces trois jours que notre volonté et notre détermination étaient de parler aussi avec des gens qui, jusqu'à maintenant, n'étaient pas d'accord avec nous, de parler avec des gens différents de nous pour, un jour, pouvoir construire avec des gens qui, jusqu'à maintenant, étaient différents de nous.
Je veux simplement vous rappeler la phrase dans laquelle j'ai reconnu tout notre message -pour une fois c'est une phrase de Mc Cain et pas une phrase de Obama- McCain a dit quelque chose qui, pour moi, est fondamental : "Excusez-moi, quand je vois Obama, je ne vois pas d'abord un démocrate, je vois d'abord un Américain." Moi, quand je vois des concitoyens qui ont eu jusqu'à maintenant un parcours, un engagement, une filiation qui n'était pas la mienne, je ne vois pas en eux des ennemis, des adversaires ou des étrangers, je vois en eux des concitoyens et nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s'agira de construire ensemble !
Je sais bien qu'il n'est pas facile de passer les frontières, mais c'est en passant les frontières que l'on bâtit des pays pionniers."
Conclusion :
Rien n'a changé dans le discours de François Bayrou.
Il n'en appelle pas plus aux socialistes qu'au UMP-istes...
et surtout, rien n'a changé dans son discours depuis ces dernières années.