à ceux qui s'inquiètent de départs au Modem
Comme vous le savez tous, le Mouvement démocrate est né il y a quelques jours à peine, le 1er décembre dernier. Ses parents (UDF, CAP21, Anciens Verts et quelques Socialistes) l'ont aidé à accoucher après 7 mois et 2 semaines de gestation (ce qui en fait un petit prématuré ;-) ).
Comme tout nouveau-né, il est encore fragile, mais heureusement, plus de 60 000 militants prennent bien soin de lui. Citons notamment Génération Démocrate qui est le gardien de son indépendance afin de le faire grandir dans le respect des valeurs qui ont rapproché ses parents.
D'autres également (anciens UDF et CAP 21 notamment ) s'occupent de lui transmettre leur culture, en matière d'activisme politique. Car en effet, nombre des militants l'ayant rejoint n'avaient jamais fait de politique... et ont été tout simplement séduits par un projet politique, qui enfin, leur ressemblait: celui de François Bayrou, développé lors de la dernière élection présidentielle.
Cela faisait 5 ans que cette idée de Mouvement Démocrate commençait à se construire, notamment chez les anciens UDF ayant refusé d'être intégrés dans l'UMP... dès 2002 (ce qui désormais est fait pour la plupart d'entre eux qui n'ont malheureusement fait que repousser une échéance).
Tout enfant naissant, toute graine poussant, tire ses forces de son placenta, ou du fruit qui la renferme. Lorsque celui-ci vient à naître ou à germer, il doit peu à peu se débarasser du placenta qui le renfermait ou du fruit au sein duquel il puisait ses forces.
Celui-ci lui a permi de se sévelopper, d'assurer les gestes importants pour un accouchement réussi, mais n'est plus adapté au développement de l'enfant ou de l'arbre qui doit désormais grandir par lui-même.
L'enfant connaît ses origines, mais ne vit pas la même vie que ses parents. Il est né, a pu acquérir une certaine autonomie, puis, vient le temps de l'indépendance. Et c'est à ce moment qu'il doit se séparer de ses parents afin de pouvoir exister par lui-même.
C'est parfois difficile à accepter (pour l'enfant comme pour les parents), cela ne se fait pas sans crises, il doit souvent quitter la maison. C'est le prix à payer pour le développement sain d'un enfant, afin qu'il puisse prendre sa réelle indépendance, voler de ses propres ailes, et vivre sa propre vie.
Il est difficile pour le Modem de devoir se séparer de quelques anciens réflexes à Bordeaux, Rouen, ou Angers par exemple. Mais c'est la seule voie pour conquérir une réelle légitimité et une existence propre.
Même si cela doit nous coûter quelques défections sur notre droite (qui je le pense devraient bientôt subir quelques déconvenues), l'enjeu les dépasse, et de beaucoup.
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